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Jeu 11 Aoû - 23:26
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balder
BALDER

Âge : 4 années
Localisation ( New-York, Boston ou Washington ) : En théorie, on peut le dire habitant de Boston. En pratique, il a la fâcheuse tendance d'en faire surtout à sa tête.
Sexe
: Mâle
Particularité :  Possède une patte tournée vers l'extérieur, depuis qu'il a manqué être enterré vivant lors du cataclysme.

    Repartir les point d'agilité et de force en 300 points : Force / 120
   Agilité et vitesse / 180
    Situation avant le début de la Fin ( si né avant ) : A voyagé tantôt chien errant, tantôt gardien de potager, tantôt vermine des égouts, avant de se faire attraper par le fléau des chiens de ville et de manquer de s'y faire piquer. La Fin l'en a sauvé - ironique quand on en regarde les conséquences.
caractère

Décrire le caractère de celui-là, est une affaire compliqué. Il est impossible d'être objectif, parce qu'il s'efforcera toujours que vous en soyez le contraire. Balder, c'est une flaque grisâtre où on voit son reflet. Jouez à lancer des bâtons n'importe où, il sera le premier à vous les renvoyer - un peu brutalement - à la figure. Montrez les crocs, il vous exhibera les siens, malgré que sa carrure de coureur de poubelles ne soit pas forcément des plus impressionnantes. Soyez une porte de prison, il sera le détenu qui vous collera jusqu'à vous faire lâcher les plus secrets aveux que vous ayez à prononcer. Echangez les rôles, et il ne dira rien sinon des phrases parfois énigmatiques, parfois juste tirées au pif de sa cervelle de cabot instable, pour toute réponse à votre curiosité excessive. Jamais pourtant ne semble-t-il s'énerver, perdre une once d'un sarcasme imprudent qu'il tient pour sien, jamais pourtant ne semble-t-il cesser un amusement provocateur, à l'égard de n'importe quel canin qu'il rencontrerai. Le destin s'était amusé de lui, il s'amusera du destin.
Si on prend du recul, il donne l'impression de prendre le monde pour un jeu de rôle dont les règles sont encore indéfinissables. Des règles à tâter et quêter, au delà de la simple gravité ou de la vie et de la mort. Il a une conception des choses qui échappe à la logique, même à la sienne au final. Parfois choquante et parfois attendrissante, le genre à demander quel temps faisait-il lors d'une bataille aux morts indénombrables, ou à se planter devant un chat acculé d'un air curieux en se demandant si il y avait aussi une fourrière à chats. La sécurité, c'est un concept qu'on lui aura toujours gardé abstrait, il n'y a donc rien à perdre à se mettre en danger s'ils le sont déjà, rien à perdre à tenter suicidaires explorations s'il y a à la clé quelque chose, ne fut-il rien. De pair avec tout le reste, Balder est de ceux dont la curiosité est une faim insatiable qui demande sans cesse à être comblée. Pourtant, il ne veut pas le laisser voir, en fait, il ne veut rien laisser voir, il veut rester cet espèce de girouette sur pattes qu'il paraît être, et qu'on le laisse tranquille.
Qu'est-ce qu'on peut en dire ce plus? Il n'est pas que ça, pas qu'un corbeau blanc qui se demande comment et pourquoi. Lui aussi, il est lui parce qu'on l'a fait comme ça et pas autrement. Indépendant, avec sa petite touche rebelle par moments, tantôt nerveux comme une hirondelle en cage et tantôt réagissant à tous les malheurs par "Je vois", jaloux aussi, jaloux de ceux qui ont pour eux les grands immeubles de New-York et l'eau comme la nourriture en abondance quand eux en tombent comme des mouches. Mais tout ça, tout ça ne sont que des détails, parce que Balder est un reflet, Balder est une copie, une copie qui se veut meilleure que l'original, Balder n'est pas lui-même parce qu'il est toujours l'ombre de ceux qui font de la lumière.

Physique

Remontez d'une génération. Qui sont ses parents? Des croisés. Remontez une demi-douzaine plus haut, peut-être dans le fouillis d'aïeux qu'on trouve au sans-race trouverez-vous un canidé qui soit rapprochable d'un modèle de pedigree quelconque. Fatras génétique sans queue ni tête, brouillé par les unions pas toujours de longue durée des rues de Boston et d'ailleurs qui ont fait ses ancêtres, husky, malamute, chien du Groenland, bergers de tous poils, dogues et braques, loup peut-être même, personne ne trouvera avec précision qu'est-ce qui constitue le patrimoine génétique de Balder. Ce qui ne l'en rend ni moche ni désavantagé, au final, sauf si vous êtes un fou des racés. Ni trop grand ni trop petit, à la longue fourrure qui donne ce peut-être seul indice de nombreux gênes nordiques, il n'attire pas l'oeil, ne le repousse pas plus. Blanc, gris-roux peu marqué, couru de nuances imperceptibles qui démentent chaque remarque que vous vous ferez, ce même pelage lui procure en été des souffrances qui le poussent à s'en arracher des plaques entières sur les barbelés, le protégeant pourtant de tous les froids possibles en hiver - sauf la flotte. Qu'il déteste la flotte. Pelage serré et dense comme le sien se gorge d'eau à en dégouliner des heures durant. Sauf canicules, jamais on ne le verra se mouiller, et la pluie observe le sans-race se planquer n'importe où pourvu que ce fût sec.
Parfois boitillant, déséquilibré par une raison inconnue, s'approcher de lui montrera avec plus d'ardeur qu'en temps normal encore que les décombres de la fourrière ont laissé une longue estafilade cachée par les poils et surtout, une patte avant droite tordue au genou, qui fait un drôle d'angle qu'il cache pourtant habilement. Patte luxée qui a mal guéri, qui l'enquiquine parfois un peu trop, comme quelqu'un qui demande sans cesse qu'on fasse attention à sa petite personne. Et ce sera une lueur amusée dans ses yeux bleus, héritage d'un husky ou de quelque chose dans le genre, qui décorera son visage souriant comme celui du samoyède dont il tient également des gênes et qui lui donne un air si expressif, pour le meilleur et pour le pire.


Histoire

L'enfance, il n'en garde que des bribes, des bribes indistinctes qui lui soufflent que dès qu'il a ouvert les yeux, c'était pour voir le paysage défiler parce que sa mère les déplaçait, avec sa fratrie, des bribes qui lui disent que de fratrie il n'a plus aucun souvenir et qu'elle a sûrement mal fini sous des roues quelconques, des bribes qui lui soufflent que l'une de ses premières poubelles aura aussi été sa dernière avec les tapes et les caresses de sa mère pour lui enseigner comment y trouver sa subsistance, parce que des hommes ont emmené sa mère derrière des barreaux de fer, ne voyant le chiot qui s'était caché et pensant qu'elle avait perdu sa portée toute entière.

Lui, le survivant, il a pourtant continué à errer dans le paté de maisons où son apprentissage aura commencé et fini brutalement, puis dans le quartier avoisinant, puis bientôt dans toute la ville. Le simple fait de sa survie relevait du miracle. Il lui semblait sans cesse que tout se liguait contre lui, puis que le destin lui donnait la subite occasion de se relever de tout ce qu'on lui avait infligé, sans le moindre effort. Là, un boucher absent laissait au chiot qui ne l'était pas tellement une ouverture pour dévaliser les côtelettes et s'abreuver de l'eau sanguine qui traînait dans les bacs de lavage, infiniment plus goûteuse à la langue que les flaques souillées d'huile et d'essence qu'il trouvait entre les pavés. Ici, il pouvait goûter aux croquettes des domestiques par une palissade mal entretenue. Voleur contre tout ce qui l'était, petit chien abandonné et misérable quand il s'agissait d'attendrir des humains secourables, la vie de chien de maison était un rêve qui lui paraissait comme le donjon du seigneur au paysan voué à la pauvreté, à ceci près que sa pauvreté était une faim constante qui précédait de peu les multiples dangers qu'il prenait à la rassasier. Parfois malade, comptant sur ses gênes de bêtes de trait à demi sauvages qui bravaient tout pour sentir les courroies se tendre et le traîneau s'ébranler pour s'en sortir, parfois apeuré et comptant sur ceux des chasseurs qui n'avaient crainte de rien pour s'en sortir, il se fit si doué que le destin lui négligea son aide qu'il n'en souffrit pas.

Pourtant, sa vie n'avait rien à envier. Ni des autres sacs à puce des rues, ni des chiens domestiques. La liberté était quelque chose d'inné, tout simplement, tant et tant qu'il ne l'en appréciait pas, ou du moins pas assez sincèrement pour sacrifier la tentation de la sécurité d'un canin de maison pour la garder. Qu'était le fait de pouvoir ou non décider de ses mouvements? S'il avait soif, il allait chercher à boire, s'il avait faim, il allait quêter sa nourriture, s'il avait sommeil, il s'abandonnait - précautionneusement - à Morphée par brefs sommes, prudent comme un renard traqué. Il ne décidait de rien, au final, c'était la survie qui le guidait, qui l'obligeai à obéir, qui le rendait docile comme un agneau quand elle l'opposait à l'aguillon venimeux de la souffrance, qui choisissait ses chemins et son destin.

Son destin fut celui d'un chien errant jusqu'à ses trois ans, jusqu'à ce qu'un piège de métal lacère sa patte arrière et l'y piège, lors d'une escapade vers les terres sauvages, attiré par une faim cuisante. Atrophié de tout mouvement, entravé de seulement se tourner sans en hurler aux étoiles sa douleur, il connut pourquoi la liberté était omniprésente dans sa vie, devenu captif des dents d'acier. Peut-être la survie voulait-elle lui ôter de l'esprit ces tentations alléchantes de ces chiens dont la recherche de la nourriture se limitait à marcher jusqu'à sa gamelle pleine, en lui opposant la réalité des chaînes qui les retenaient à leurs humains, les rendant passifs, incapables de se débrouiller seuls.

Le sang caillait sur son piège quand les humains qui avaient posé cet instrument du diable revinrent. Il y eu cris, protestations, jurons prononcés de voix grasses et rocailleuses, qui dressaient un à un ses poils sur son dos. Il avait déjà eu occasion de voir les longs batons qu'ils brandissaient. De quoi ils étaient capables, aussi. Allongé, plaqué au sol par la faiblesse de tout le sang que la terre sèche avait absorbé et dont elle s'était rougie, il attendait qu'ils claquent et que sa vie s'achève.

Aucune détonation ne vint. Juste un soudain voile blanc, un tissu sale qu'on lui jetait à la figure pour l'aveugler. Des bras qui l'attrapèrent de partout, le piège qui le libéra soudain comme un fauve qui obéissait à ses maîtres, un capharnäum infernal que brouilla encore plus son manque de condition physique, qui ne se dissipa que quand la pénombre d'une camionnette, à peine traversée par la lumière de l'habitacle et de quelques fentes luisantes avala tout bruit, hormis peut-être celui de son démarrage. Il y avait un bout de corde noué autour de son museau, un autour de son cou qui l'attachait à un meuble quelconque, et le même tissu qui lui avait caché le monde autour de sa patte pour en arrêter l'hémorragie. Il allait finir comme sa mère. Il allait disparaître dans ce camion comme sa génitrice.

Plus qu'un fourgon, c'était plutôt un grand coffre où on l'avait jeté et enfermé. Un peu de bazar, des fusils au fond, des réserves de poudre, des munitions, des bacs pour y enfourner le gibier frais au milieu de glaçons, il était incapable de le reconnaître mais c'était un chasseur qui l'avait emmené avec lui. Plusieurs, même.

Quand ils s'arrêtèrent, il paniqua dans les bras qui tentèrent de l'attraper, et manqua retrouver la liberté qui l'avait fui depuis qu'il avait marché sur le déclencheur de ce piège. Du blanc, des murs blancs partout, des discussions humaines, d'autres animaux qui piaillaient, mialaient, aboyaient, puis on l'enferma de nouveau dans une cage encastrée dans le mur, muselé à nouveau, sa patte enroulée de trucs blancs à nouveau. Il se souvient vaguement d'avoir vu s'approcher un homme en blanc - c'était visiblement une coutume de leur clan à eux, de tout mettre en blanc - s'approcher de lui, agitation, noir total, et il émergea - tenta malgré l'anesthésiant qui se baladait dans ses artères - dans le coffre à nouveau.

Que lui voulait-on, à la fin? Faire de lui un chien domestique, l'emmener comme sa mère? Il n'y comprenait plus rien.

Puis, enfin, en arrivant dans le jardin d'une spacieuse quoique moyennement entretenue maison, on le détacha, son réflexe spontané fut de reculer de ces humains qui lui faisaient subir tant de traitements incompréhensibles. L'herbe chatouilla son museau lorsqu'il trébucha sur sa mauvaise patte, ravivant la douleur, quoique moins brutalement qu'à l'aller. Cherchant à retrouver les rues qui lui étaient devenues familières, dans ce bout de verdure étranger, il lui apparut bientôt qu'il y était barricadé, enfermé. Il explora le jardin, calmant sa frayeur. Il put explorer le bas de la haute bâtisse, consciencieusement, et tout cet espace lui suffit à se convaincre qu'il était sorti de cet infernal tourbillon de mains qui l'attrapaient et de cuir autour du museau. Il se satisfit de ce qu'on lui donnait, de la gamelle de nourriture qu'on lui laissa à côté de la porte, et après deux refus, il consentit à laisser un des humains lui frotter la tête.

Pendant deux semaines, il vécut dans quelques mètres carrés, là où il avait toute la ville à la volonté de ses pattes avant ce moment où il a marché au mauvais endroit. On lui donna même un nom, au delà de celui presque oublié de sa naissance. Balder. Il s'appellait comme ça. Balder. Celui qui l'avait nommé l'appellait aussi "le beau". Il ne sut jamais qu'il s'agissait d'un dieu nordique dont c'était la principale qualité.

La maison était stricte. S'il avait le jardin et l'abri à outils à sa disposition, il apprit sans même comprendre le principe d'un escalier que s'il était toléré dans l'entrée, la cuisine, le salon, aller plus haut lui vaudrai l'insatisfaction de ses humains. Il y avait deux autres cabots, dans la maison; il les voyait rarement, d'abord parce qu'ils étaient souvent absents la journée, partant avec leurs maîtres, ensuite parce qu'eux avaient le droit de monter à l'étage et d'y côtoyer les humains. Il réussit pourtant à en apprendre qu'ils étaient chiens de chasse, et que leur boulot consistait à ramener les prises fumantes des maîtres aux fusils. Et que, selon le plus jeune, comme lui-même lors de son arrivée, il aurai certainement pour tâche de les imiter.

Il ne savait pas trop s'il devait se réjouir ou non. D'avoir perdu sa liberté pour en garder des plaisirs, quoique restreints, ceux de courir chaque jour dans les plaines et les forêts pour traquer des carcasses, et de n'avoir plus à se soucier de sa propre survie.

Plus que les muscles et les os, c'était du sang qu'il avait perdu quand le piège l'avait blessé de sa morsure. Il s'en remit, plus ou moins, et récupéra des forces bienvenues. Le maître l'emmena finalement à chercher les proies, comme lui avait prédit le petit pointer de la maison. Désastreuse chasse. Peur, fuite, blessure, encore et encore. Il ne s'y habituait vraiment pas, à ces fusils qui claquaient sans que sa vie ne s'en aille, ni ne le risque. A chaque fois, les dents de l'aîné le rabrouaient pour sa couardise, à chaque fois il n'en retenait rien. Ils revinrent déçus, tous. Balder aussi, parce qu'il se demandait avec appréhension ce qu'on allait faire de lui s'il ne savait courir les prises blessées ou mortes pour les ramener.

On l'abandonna. Ce fut tout ce qu'il en retint. Il ne les revit plus, plus aucun, ni l'humain qui avait guidé cette chasse catastrophique, ni celui qui l'avait accueilli et renommé, qui l'avait caressé et apprivoisé, ni celle qui lui lançait parfois des compliments, des insultes, ou des restes de table. Des autres chiens du refuge, il en apprit sur leurs existences passées, sur ce qu'il allait advenir, et il vécut six longs mois là-bas.

Puis on l'emmena de nouveau. C'était un homme, sans compagnons, cette fois, qui l'attacha au fond de son jardin pour aboyer sur les passants. Pluie, soleil, on se contentai de l'examiner de loin pour vérifier qu'il n'était pas malade et de lui lancer sa nourriture comme à un fauve en cage. D'un passé de chien errant, Balder avait appris à fuir d'abord mais à attaquer violemment quand il était acculé. La chaîne qui cliquetai à tout va, les passants qui lui jetaient des regards hostiles, on l'acculait ou du moins c'était ce qu'il apprit à comprendre. Il dût vivre ainsi jusqu'aux déclarations de guerre de la Chine. Trop préoccupé par ce qu'il allait advenir, son propriétaire - car il n'était plus que ça, désormais; un bien, quelque chose qu'on possède plutôt qu'autre chose - ne prenait plus aucune attention à son lion en cage, qui avait au désespoir et pour faire passer ses journées, grignoté avec patience et forces échardes sur les babines le piquet qui le retenait captif de quelques mètres de diamètre.

Il s'enfuit, comme ça. Traînant sa chaîne et un bout de bois machouillé, donnant trop peur aux passants pour qu'ils se risquent à tenter de le rattraper. Il courut, courut, et, oublieux de sa vie passée à ruser pour survivre, il se contenta d'errer toute une journée et s'endormit dans un endroit au hasard, épuisé et harangué par des peurs qu'il avait domptées auparavant et qui se jouaient maintenant de lui, se vengeant des fois où il les avait ignorées comme de vieux vêtements usés.

Puis vinrent les humains. Des humains à nouveau... Des humains armés pour attraper n'importe quel chien dangereux, qui le cherchaient et le traquaient depuis qu'on leur avait signalé un croisé chien nordique et bergers qui se baladait avec ses accroches, visiblement enfui d'une autre vie, qui montrait les crocs à n'importe qui passant sur son trottoir. La fourrière, la vraie, pas des humains qui avaient pris par erreur un chien dans un piège de chasse. La fourrière, qui l'emmena hurlant parmi d'autres hurlements, dans son lugubre fourgon de chasse à la vermine errante.

Paradoxalement, la Chine le sauva. Le sol trembla, tout s'effondra, ce bâtiment dans lequel il attendait depuis deux jours qu'on vienne lui ôter impunément sa vie s'effondra, sa cage s'effondra, les chiens crièrent et aboyèrent en écho aux humains affolés. Puis, il y eu un silence spectral.

Il se réveilla vraiment de ce silence lourd et pesant comme une muselière qui l'empêchait de le briser quand le robinet de sa cage cessa son flot continu d'eau et se mit à crachoter des gouttelettes comme ses dernières hoquets d'agonie. Des débris, partout, un même au dessus de lui, en équilibre. Il ne sentait plus sa patte, droite, et tenter de la regarder lui valut la vision d'un gros bloc de béton à quelques centimètres de son nez.

L'eau du robinet avait formé une flaque poussiéreuse devant son museau. Spontanément, il en lapa un peu. La fraîcheur le ramena à la vie, et il inspecta sa nouvelle cage, après cette de barreaux d'acier. Sa patte était prisonnière, et la tâche de sang qui avait séché sur le sol ne lui inspirai rien de bon. Il se débattit, tenta de se libérer. Puis se résigna. Le destin lui voulait une mort lente, que lui apporterai la faim à défaut de la soif, ou un prédateur quelconque venu achever sa vie. Il eut une pensée amère à son adresse.

Mais la mort ne vint pas. Le deuxième jour se leva pour le voir batailler pour faire rouler la pierre, qui faisait presque sa taille, pour en libérer son membre blessé. Le troisième pour le voir claudiquer, erratique et perdu, désemparé devant la transformation de son monde et des cadavres canins qu'il trouva écrasés dans la fourrière, par l'écroulement du bâtiment.

Tout avait disparu... Tout avait été détruit. Le soleil brûlait ses yeux habitués à l'obscurité depuis une semaine, qu'il ne l'avait pas vu autrement que par les failles entre les décombres qui l'avaient failli enterré vivant.

Pourtant, il restait des odeurs... des odeurs des siens. Il les suivit. Il les trouvit. Pas mince affaire, de se faire accepter tout en restant un errant qui se baladait où bon lui semblait.

Il restait eux, eux dans les décombres. Le hasard des bombes lancées par les humains avait tenté de tout détruire, tout annihiler. Mais il restait eux, eux dans un monde qui ne semblait pas avoir fini de brandir son fléau face à eux.

Un peu de vous

PUF : imaginaire / zel
Prénom : I'm secret haha
Âge : Neuf jours avant la fin des treize... Bon, quatorze trucs.
Ce que vous pensez du forum : Gloire aux points de suspension... Nan, plus sérieusement, ce fow m'a l'air bien ficelé, mais j'aurais aimé plus de description concernant la vie des groupes, s'ils vivent vraiment "ensemble" ou juste par dénomination de ville, ainsi que quelques fautes de ponctuation ici et là mais je suis maniaque, donc globalement je donnerais une bonne note à l'aperçu que j'ai d'ici /o/

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Ven 12 Aoû - 0:34
Citation :
Balder est un reflet, Balder est une copie, une copie qui se veut meilleure que l'original
Ouh j'aime beaucoup ton personnage 8D

Bienvenue a toi, je te valide tu peux des a presnet commencer a RP, flooder - dans la bonne parties du moins -



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Ven 12 Aoû - 10:57
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Merciii j'y cours j'y fonce

Ow, hâte de voir ça dans ce cas /o/
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Robin
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Ven 12 Aoû - 11:19
Bienvenuuue o/ J'adore la façon dont tu décris ton personnage, il m'a l'air super intéressant (:
Au plaisir de te voir rp !

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« oh honey, you can't break a broken heart. »
Robin ▬ Le monde tremblait autour de moi. La mort était un oiseau noir perché sur mon épaule, lacérant ma gorge de ses serres aiguisées. Pourtant je ne ressentais que joie, soulagement, liberté. Mes chaines se brisaient alors que les murs s'effondraient et mes peurs se noyaient dans le profond nuage de fumée noire qui tombait des cieux.

(c) Myuu.BANG!

   
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Ven 12 Aoû - 11:30
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Merciii, ça fait plaisir :3
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